Si mon coeur n'était pas muet,
il aurait la voix grave d'un chanteur américain triste et sérieux,
une voix comme une grosse confiture sur la ville,
embourbée dans une mélancolie, heureuse et jouissive,
tu vois laquelle ?
Tant de corps qui poussent dans le nôtre c’est l’histoire de cinq ami.es qui se passionnent pour un physicien italien mystérieusement disparu cinquante ans plus tôt, c’est un collage de journaux intimes, de lettres, de notes sur la physique quantique et de mots laissés sur des coins de tables, c’est le récit d’une amitié qui traverse les années 80 avec ses espoirs, ses révoltes et ses résignations.
Adapté du roman de Camille Polet Disparition du chat, ce spectacle poursuit la réflexion sur le temps, l’héritage et la manière dont les récits traversent les époques et façonnent le réel amorcé dans Peut-être qu'un jour quelque chose d'inattendu jaillira de ces estomacs. Il s’intéresse cette fois aux années 1980, à cette époque qui prépare le présent qu’il nous faut habiter. En faisant dialoguer texte et musique live dans un kaléidoscope de projections, d’images et de souvenirs, le spectacle traque les traces des futurs qui ont été empêchés et dont les spectres hantent encore nos corps, nos histoires, nos devenirs. Les fantômes d’autres mondes possibles qu’il est peut-être temps de faire advenir.
Générique
| mise en scène | Jonas Lambelet |
| interprétation |
Araksan Laisney, Antonin Noël, |
| création musicale | Grégoire Quartier, Alexis Hanhart |
| création vidéo | Joëlle Wider |
| création lumière | Simona Gallo |
| création costumes | Anne-Catherine kunz |
| production | h i t z A h i t z |
| co-production | théâtre de l'Oriental |
| soutien |
Loterie Romande |







